Affiche Mai 68 - La Lutte continue Affiche Mai 68 - La Lutte continue

Affiche Mai 68 - La Lutte continue

€300,00

Affiche Mai 68

La Lutte continue

1968

Sérigraphie en bleu sur papier

56,5 x 44 cm

Cachet École nationale supérieure des Beaux-Arts

Pliures, quelques petits défauts

Collectée à l’École des Beaux-Arts, peu après Mai 68, l'affiche porte le cachet « École nationale supérieure des Beaux-Arts », et non celui de l'« Atelier populaire » appliqué par les étudiants pendant les événements.

 

May ’68 Poster

[The Struggle Continues]

1968

Silkscreen in blue on paper

22.2 x 17.3 in

Stamp of the École nationale supérieure des Beaux-Arts

Collected at the School of Fine Arts (École des Beaux-Arts) shortly after May ‘68, the poster is stamped « École des Beaux-Arts », not « Atelier populaire » (Popular Workshop) applied by the students during the events.

Folding, some small imperfections

 

Le 8 mai 1968, alors que la protestation étudiante grandit et que les occupations et les manifestations se multiplient, l’École nationale supérieure des Beaux-Arts entre en grève. Des élèves mais aussi des artistes venus de l’extérieur créent au sein même de l’établissement l’Atelier populaire, des presses duquel, jusqu’à la fin du mois de juin, sortiront des milliers d’affiches sérigraphiées prêtes à être encollées sur les murs de Paris et de France.

 

Le but de cet atelier, où chacun travaille de manière anonyme ? Concevoir et imprimer rapidement, à la faveur des derniers évènements, des affiches colorées, au graphisme simple et efficace, compréhensibles du plus grand nombre. Après quelques semaines d’effervescence graphique sans précédent, l’atelier sera fermé et évacué par les CRS le 27 juin 1968, au lendemain du premier tour des élections législatives anticipées.

 

La Lutte continue, poing surgi d’une cheminée d’usine, a été réalisée peu après le 28 mai, date des accords de Grenelle. Ceux-ci, instaurant une augmentation du salaire minimum interprofessionnel garanti et la création d’une section syndicale d’entreprise, avaient été rejetés par une large partie des grévistes.