Prinner (Anton) - La Femme tondue [2] Prinner (Anton) - La Femme tondue [2] Prinner (Anton) - La Femme tondue [2] Prinner (Anton) - La Femme tondue [2]

Prinner (Anton) - La Femme tondue [2]

€250,00

Prinner (Anton)

La Femme tondue [2]

1946

Eau-forte et burin

Le sujet : 13,2 x 9,1 cm

La feuille : 20,1 x 13 cm

Tirage à 325 épreuves sur Vélin du Marais et 100 épreuves sur Vélin du Marais Crèvecœur

Justifié (n° 3/325) et signé

1 infime déchirure marginale (3 mm) ; bord du feuillet très légèrement jauni

 

The Shaved Woman

1946

Etching and burin on vélin paper

Plate : 5.2 x 3.6 in

Sheet : 7.9 x 5.1 in

Edition of 325 impressions on Vélin du Marais et 100 impressions on Vélin du Marais Crèvecœur

Numbered (n° 3/325) and signed

1 tiny marginal tear (3mm) ; edges of the sheet slightly browned

 

En arrivant en France en 1927, Anna Prinner, née à Budapest vingt-cinq ans plus tôt, fait un choix radical : elle devient « Anton », se dérobant sous une identité androgyne.

À Paris, Anton Prinner retrouve son compatriote le peintre Arpad Szenes et se lie d’amitié avec Camille Bryen, Raoul Ubac, Maria Helena Vieira da Silva et un peu plus tard, Pablo Picasso. Il sculpte, peint et dessine, marqué par les traditions de l’Égypte ancienne et de l’ésotérisme.

Passé par le mythique Atelier 17 de Stanley William Hayter, Prinner se passionne aussi pour l’estampe : « Je me plongeais dans les acides et je ne dormais plus qu’avec mon burin à la main. » (Prinner 1965 parle de Prinner 1935, cat. exp. Paris, Galerie Yvon Lambert, 1965). Son œuvre gravé se peuple, à la fin des années 1930, de figures hiératiques et mystérieuses, à l’exemple de cette eau-forte réalisée pour son livre La Femme tondue, publié à compte d’auteur en 1946 et salué la même année par Antonin Artaud.

Outre le tirage à 100 exemplaires sur Vélin du Marais Crèvecœur de la suite des 8 gravures - effectué pour les exemplaires de tête de l’ouvrage -, Prinner a effectué un tirage à 325 exemplaires sur Vélin du marais, dont est issue cette épreuve.