Courtin (Pierre) - Lamentation du graveur Courtin (Pierre) - Lamentation du graveur Courtin (Pierre) - Lamentation du graveur Courtin (Pierre) - Lamentation du graveur

Courtin (Pierre) - Lamentation du graveur

€80,00

Courtin (Pierre)

Lamentation du graveur

Paris, Berggruen & Cie, « Collection Berggruen » n° 38, 1962

 

Plaquette in-8 (22 x 12 cm), brochée sous couverture rempliée, non paginée [28 pages], illustrations en noir

Couverture un peu jaunie, sinon bon exemplaire

 

In-8 (8.6 x 4.7 in), soft cover, unpaged [28 pages], b/w illustrations

Cover slightly browned, otherwise good condition

 

Édition originale tirée à 600 exemplaires de ce rare texte de Pierre Courtin, publié à l’occasion de son exposition de gravures récentes, de gouaches et de peintures chez Berggruen à Paris en 1962.

 

Fils de paysans, Pierre Courtin (1921-2012) consacre sa vie à la gravure – un autre graveur, Raoul Ubac, voyait d’ailleurs des similitudes entre cet art et les travaux des champs : une rudesse, une exigence physique, un rythme. Avec le burin (voir le Guide technique) auquel il donne la première place, Courtin trouve, dans les limites étroites de la plaque, la liberté et un langage auxquels il aspire depuis l’enfance.

Courtin est aussi l’auteur de très beaux textes non dénués d’humour, consacrés, selon sa propre expression, « aux noirceurs de la gravure » : « La gravure rend méchant, la gravure rend fou, chacun le sait. Les statistiques prouvent que la plus grande quantité de névrosés se trouve dans la profession de graveur. Les très grands graveurs sont devenus fous : Duvet, Mantegna, Hercules Seghers et William Blake, Goya, qui au soir de sa vie était un bien curieux homme, Meryon, Bresdin, combien d’autres, peut-être tous et les plus grands seront toujours les plus fous. La méchanceté du graveur est sans doute aggravée par sa situation de travailleur assis, laquelle rend également méchant nombre de fonctionnaires ou employés. Ceux-ci, pour la sécurité du public, sont enfermés derrière un grillage. Le graveur travaille librement, sans grillage. » (Lamentation d’un graveur)