Cossé (Matthieu) - Conciliabule Cossé (Matthieu) - Conciliabule Cossé (Matthieu) - Conciliabule Cossé (Matthieu) - Conciliabule Cossé (Matthieu) - Conciliabule Cossé (Matthieu) - Conciliabule

Cossé (Matthieu) - Conciliabule

€900,00

Cossé (Matthieu)

Conciliabule

2016

Aquarelle et gouache sur papier vélin

46 x 61 cm

Signé

Au dos : aquarelle représentant un chat

Trous d'épingle aux angles

 

Confabulation

2016

Watercolor and gouache on vélin paper

18.1 x 24 in

Signed

On the reverse : a watercolor cat painting

Some pinholes

 

Si les animaux humanisés peuplent l’imaginaire – du panthéon égyptien aux illustrations de Grandville –, les fruits et légumes anthropomorphes se font plus discrets. Pour ce Conciliabule, Matthieu Cossé donne une attitude humaine aux poires, citrons et autres cerises par le seul biais de l’inclinaison de leur silhouette et du changement d’échelle. La solennité du titre contribue à colorer la scène d’une tonalité comique et absurde, chère à l’artiste.

 

Jouer avec le réel et ses représentations, le délimiter, l’épuiser, le réinventer, voilà quelques-unes des voies empruntées par Matthieu Cossé. Depuis sa sortie de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts en 2008, il se consacre entièrement ou presque aux arts graphiques : gouache, encre de Chine, aquarelle, feutre ou eau-forte sont mis au service d’un même appétit pour la figuration.

Les œuvres de Matthieu Cossé produisent ainsi un monde hypertrophié, pétri d’une histoire visuelle où se côtoient la mythologie grecque, la grande peinture, la Neue Sachlichkeit, le dessin de presse, David Hockney ou les toiles figuratives de Philip Guston. En réalité, de cette épaisseur du regard naissent un désordre, une révolte, une lutte, à rebours de l’époque : « La liberté, c’est de n’arriver jamais à l’heure » (Alfred Jarry dixit).