Cossé (Matthieu) - Sans titre [Pouce] Cossé (Matthieu) - Sans titre [Pouce] Cossé (Matthieu) - Sans titre [Pouce] Cossé (Matthieu) - Sans titre [Pouce]

Cossé (Matthieu) - Sans titre [Pouce]

€900,00

Cossé (Matthieu)

Sans titre [Pouce]

2015

Gouache sur carton

30 x 21 cm

Signé au dos

 

Untitled [Thumb]

2015

Gouache on cardboard

11.8 x 8.3 in

Signed on the reverse

 

Quand l’écrivain Georges Bataille publie dans Documents, sa mythique revue, un article consacré au « Gros orteil » (n° 6, 1929), il choisit pour l’illustrer des photographies de son ami Jacques-André Boiffard : trois clichés en plan rapproché, comme des portraits d’orteils, grâce auxquels il interroge – à l’instar de Matthieu Cossé avec ce pouce rosé – les limites de la figure, les conditions de sa disparition ou de son surgissement.

 

Jouer avec le réel et ses représentations, le délimiter, l’épuiser, le réinventer, voilà quelques-unes des voies empruntées par Matthieu Cossé. Depuis sa sortie de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts en 2008, il se consacre entièrement ou presque aux arts graphiques : gouache, encre de Chine, aquarelle, feutre ou eau-forte sont mis au service d’un même appétit pour la figuration.

Les œuvres de Matthieu Cossé produisent ainsi un monde hypertrophié, pétri d’une histoire visuelle où se côtoient la mythologie grecque, la grande peinture, la Neue Sachlichkeit, le dessin de presse, David Hockney ou les toiles figuratives de Philip Guston. En réalité, de cette épaisseur du regard naissent un désordre, une révolte, une lutte, à rebours de l’époque : « La liberté, c’est de n’arriver jamais à l’heure » (Alfred Jarry dixit).