Fautrier (Jean) - Étude de nus Fautrier (Jean) - Étude de nus Fautrier (Jean) - Étude de nus

Fautrier (Jean) - Étude de nus

€1.800,00

Fautrier (Jean)

Étude de nus

Sans date [vers 1942-1944]

Héliogravure, eau-forte et aquatinte en noir sur papier Japon impérial

Le sujet : 44,5 x 47 cm

La feuille : 56,5 x 76 cm

Tirage à 10 exemplaires justifiés sur Japon impérial et 50 exemplaires justifiés sur Arches

Justifié (n° 7/10) et signé

Imprimeur : Jacques David

Éditeur : Couturier

Deux piqûres marginales, sans gravité

 

Nudes Study

Undated [circa 1942-1944]

Heliogravure, etching and aquatint in black on Japan imperial paper

Plate : 17.5 x 18.5 in

Sheet : 22.2 x 29.9 in

Edition of 10 impressions on Japan imperial paper and 50 impressions on Arches paper

Numbered (n° 7/10) and signed

Printer : Jacques David

Publisher : Couturier

Two small foxing in the margins

 

Réf. Engelberts E., Jean Fautrier : œuvre gravé, œuvre sculpté. Essai d’un catalogue raisonné, n° 1942/9

Mason R. M., Fautrier les estampes, n° 117 (repr. NB)

 

Formé à Londres à la Royal Academy of Arts, Jean Fautrier (1898-1964) se fait connaître dans les années 1920 avec des portraits acides – qui évoquent la Neue Sachlichkeit allemande – et de natures mortes aux tons sombres. Mais au tournant de la décennie, la crise économique a raison de son désir de peinture. Il se retire dans les Alpes pour se faire tenancier de dancing et moniteur de ski. Il ne recommencera à peindre qu’à son retour dans la capitale en 1940. Fautrier prend désormais davantage de liberté avec l’imitation du réel à laquelle il oppose « une figuration libérée », à l’exemple de la célèbre série des Otages (1943) qui fait surgir la figure de la matière picturale.

 

Parallèlement à ces recherches, Fautrier ne cesse de s’intéresser à l’illustration, à la gravure et au multiple. Ses estampes révèlent un « dessin aussi fiévreux que calligraphique, habité par l’Éros » (Rainer Michael Mason, Fautrier les estampes, Genève, Cabinet des Estampes, 1986, p. 3), à l’exemple de cette superbe Étude de nus, peut-être inspirée d’un texte de Georges Bataille.