Fautrier (Jean) - Femme étendue IV Fautrier (Jean) - Femme étendue IV Fautrier (Jean) - Femme étendue IV Fautrier (Jean) - Femme étendue IV

Fautrier (Jean) - Femme étendue IV

€1.000,00

Fautrier (Jean)

Femme étendue IV

Sans date [vers 1942]

Eau-forte et aquatinte en brun aubergine sur papier Japon ancien

Le sujet : 16 x 28 cm

La feuille : 31 x 47,5 cm

Tirage à 25 exemplaires justifiés sur Japon ancien et 50 exemplaires justifiés sur Arches

Justifié (n° V/XXV) et signé

Imprimeur : Jacques David

Éditeur : Couturier

Provenance : Paris, Galerie Couturier ; collection particulière

Marges raccourcies (dimensions habituelles de la feuille : 39 x 57,5 cm)

 

Reclining Woman IV

Undated [circa 1942]

Etching and aquatint in aubergine brown on old Japan paper

Plate : 6.3 x 11 in

Sheet : 12.2 x 18.7 in

Edition of 25 impressions on old Japan paper and 50 impressions on Arches paper

Numbered (n° V/XXV) and signed

Printer : Jacques David

Publisher : Couturier

Provenance : Paris, Galerie Couturier ; private collection

Shortened margins (original sheet : 15.4 x 22.6 in)

 

Réf. Engelberts E., Jean Fautrier : œuvre gravé, œuvre sculpté. Essai d’un catalogue raisonné, n° 1942/3

Mason R. M., Fautrier les estampes, n° 216 (repr. NB)

 

Formé à Londres à la Royal Academy of Arts, Jean Fautrier (1898-1964) se fait connaître dans les années 1920 avec des portraits acides – qui évoquent la Neue Sachlichkeit allemande – et des natures mortes aux tons sombres. Mais au tournant de la décennie, la crise économique a raison de son désir de peinture. Il se retire dans les Alpes pour se faire tenancier de dancing et moniteur de ski. Il ne recommencera à peindre qu’à son retour dans la capitale en 1940. L’artiste prend désormais davantage de liberté avec l’imitation du réel à laquelle il oppose « une figuration libérée », à l’exemple de la célèbre série des Otages (1943) qui fait surgir la figure de la matière picturale.

 

Parallèlement à ces recherches, Fautrier ne cesse de s’intéresser à l’illustration, à la gravure et au multiple. Ses estampes révèlent un « dessin aussi fiévreux que calligraphique, habité par l’Éros » (Rainer Michael Mason, Fautrier les estampes, Genève, Cabinet des Estampes, 1986, p. 3), à l’exemple de ce beau nu dans lequel il parvient, grâce à la linéarité de l’eau-forte et aux effets de matière de l’aquatinte, à rendre l’expressivité d'un corps féminin.