Maar (Dora) - Sans titre [Paysage bleu] Maar (Dora) - Sans titre [Paysage bleu] Maar (Dora) - Sans titre [Paysage bleu] Maar (Dora) - Sans titre [Paysage bleu] Maar (Dora) - Sans titre [Paysage bleu] Maar (Dora) - Sans titre [Paysage bleu]

Maar (Dora) - Sans titre [Paysage bleu]

€1.200,00

Maar (Dora)

Sans titre [Paysage bleu]

Sans date [années 1950-1960]

Aquarelle sur papier fort

24 x 32 cm

Monogrammée au dos

Cachet de l’atelier

Provenance : vente de l’atelier de Dora Maar, Paris, Piasa, novembre et décembre 1998

Légère auréole à gauche sinon très bon état

 

Untitled [Blue Landscape]

Undated [1950-1960]

Watercolor on thick paper

9.5 x 12.6 in

Monogrammed on the reverse 

Studio sale stamp

Provenance: Dora Maar's studio sale, Paris, Piasa, november and december 1998

Light mark on the left, otherwise very good condition 

 

C’est dans les années 1950-1960 à Ménerbes, village perché du Luberon, que Dora Maar réalise certaines de ses plus belles œuvres. En vélomoteur, elle explore les villages et la campagne vallonnée des environs. De ces escapades solitaires, elle ramène des compositions méditatives, presque abstraites, d’une grande modernité, à l’exemple de cette aquarelle : « Par le voyage vers la patrie d’azur j’annonce mon amour dans cet exil. Mon secret stable à moi-même secret », écrira-t-elle en septembre 1963 (citée dans Mary Ann Caws, Les Vies de Dora Maar : Bataille, Picasso et les surréalistes, Paris, Thames & Hudson, 2000, p. 202).

 

Qui est Dora Maar (1907-1997) ? Bien plus que cette Femme qui pleure peinte en 1937 par son compagnon d’alors, Pablo Picasso. Elle laisse une œuvre importante mais méconnue. Dora Maar commence par gagner sa vie comme photographe de mode et de publicité tout en réalisant des photomontages surréalistes et des reportages dans les rues de Londres ou de Barcelone – qui révèlent son engagement social et politique. Au contact de Picasso, elle reprend la peinture, qu’elle avait étudiée dans sa jeunesse, pour s’y consacrer bientôt totalement. Après leur rupture définitive à la fin de la Seconde guerre mondiale, elle vivra presque recluse et partagera son temps entre son appartement de la rue de Savoie à Paris et sa maison de Ménerbes.