Waldberg (Isabelle) - Sans titre [Composition blanche] Waldberg (Isabelle) - Sans titre [Composition blanche] Waldberg (Isabelle) - Sans titre [Composition blanche] Waldberg (Isabelle) - Sans titre [Composition blanche] Waldberg (Isabelle) - Sans titre [Composition blanche]

Waldberg (Isabelle) - Sans titre [Composition blanche]

€1.000,00

Waldberg (Isabelle)

Sans titre [Composition blanche]

Vers 1970

Gouache et encre noire sur papier taupe

22,3 x 27 cm

Signé en bas à gauche

 

Untitled [White Composition]

Circa 1970

Gouache and black ink on taupe paper

8.7 x 10.6 in

Signed on the left

 

 

Isabelle Waldberg (1911-1990), née Margaretha Farner, commence sa formation artistique à Zürich auprès du sculpteur suisse Hans Jacob Meyer. Mais elle étouffe dans son pays natal et la révélation de l’œuvre d’Alberto Giacometti provoque chez elle une révolte.

 

Établie à Paris grâce à une bourse, la jeune femme fait la rencontre de l’écrivain Patrick Waldberg dont elle prend le nom, et se détourne bientôt de la figuration – de cette époque, il ne reste presque rien. C’est une période de grande effervescence intellectuelle, elle se lie d’amitié avec Georges Bataille et Jacques Lacan, suit les cours d’ethnologie de Marcel Mauss et Paul Rivet. En 1942, elle quitte l’Europe pour les États-Unis où elle fréquente tout ce que New York compte de surréalistes en exil – André Breton et Marcel Duchamp, mais aussi Max Ernst, Roberto Matta ou Robert Lebel. Libérée de tout académisme, elle crée des sculptures éphémères en hêtre avant de s’intéresser au travail du métal.

 

De retour en France au lendemain de la guerre, Waldberg s’installe dans l’atelier que Duchamp lui a cédé rue Larrey, dans le 5arrondissement de la capitale. Elle revient au plâtre et au bronze, dans un registre de formes plus organiques, « un univers plastique à la fois imaginaire, "irréaliste" disait-elle, et serrant de près le sensible » (Michel Waldberg, « Préface », Patrick Waldberg – Isabelle Waldberg, un amour acéphale. Correspondance 1940-1949, Paris, Éditions de la Différence, 1992, p. 13).

 

Son œuvre graphique des années 1960-1970  porte en elle cette expérience de sculptrice : volumes et espace y sont traités avec une attention singulière.